Je rédige fébrilement ce mémo tant les perspectives ouvertes ce jour, jeudi 15 octobre à 18h12, concernant le vaste et grave sujet de la gonadoclastie, risquent de bouleverser l’approche commune des sujets contaminés. C’est au cours d’une banale conversation msnique entre nous (futurs expérimentateurs) que le sujet d’étude a émergé spontanément. Il en va de ce sujet comme de beaucoup d’autres, c’est par hasard que se font les découvertes majeures. Nous ne soupçonnons pas encore la portée de nos découvertes, mais intuitivement et empiriquement nous en voyons se dégager les grandes lignes.
Vers une définition du gonadoclaste vulgaris : le sujet, mâle ou femelle, approche généralement de la quarantaine (bien que cette règle ne soit pas une condition sine qua non, de nombreux sujets plus jeunes ayant été observés par des scientifiques de ma connaissance), son milieu social est plutôt varié et on peut le rencontrer dans toutes les professions. A ce jour il n’a aucun prédateur connu et prolifère allègrement sur l’océan tranquille de la patience de certains d’entre nous. Le sujet est généralement pleurnichard, geignard, et possède l’étrange faculté de s’accrocher de manière quasi arapèdique sur les rochers de notre quotidien (cette faculté collante ayant pour nom “accroche boulétisante”). Il est généralement admis (disons que cette définition ne prête plus le flanc à la controverse) que le sujet est de tendance dépressive et recherche avec l’énergie du désespoir la présence de personnages non-dépressifs mais ayant des facultés d’empathie exacerbées (ce qui est le cas des observateurs). Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur une définition qui alourdirait le propos du présent discours et qui a, par ailleurs été très intelligemment décrite et plusieurs fois annotées par nombre de scientifiques passés et présents.
Problématique : le gonadoclaste réagit-il de manière sexuée ou asexuée relativement à un observateur du sexe opposé ?
Protocole : le choix d’un sujet particulièrement représentatif est nécessaire pour la suite de l’expérience. Je décrirai ici le sujet femelle, ma consœur se chargera de l’expérimentation du sujet mâle (elle pourra soit annoter le présent article, soit créer le sien propre, le soin du choix de la publication lui étant laissé).
Mon sujet d’étude étant une belle femelle mariée de 38 ans et qui a eut plusieurs portées de petits et qui après de longues années de mariage voit son couple tomber à l’eau.
J’ai rencontré le sujet étant jeune et je ne l’avais pas revu depuis 20 ans, il est important de noter que je ne suis pas parti à la recherche du sujet mais c’est lui qui m’a trouvé.